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 "Travail, travail... Toujours du travail !" [SUJET LIBRE]

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Joker Clown
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MessageSujet: "Travail, travail... Toujours du travail !" [SUJET LIBRE]   Sam 9 Aoû - 1:37

15 Août 2014

Emilia, ma secrétaire -ou devrait-je plutôt dire mon Cerbère-, m'a poursuivit dans tout le village pour la trois cent quarante et unième fois au moins. Il paraîtrait que des affaires "de HAUTE importance" selon ses dires "traînent depuis TROP LONGTEMPS dans le bureau" et que je doit à tout prix "régler cela SUR LE CHAMPS" ! Mais à peine nous arrivons à la mairie -dans une situation comique j'avoue puisqu'elle me tirait l'oreille (aïe !)- que ces soit-disantes affaires urgentes se révélaient être tout simplement... un ménage de printemps !

-Vous allez me faire le PLAISIR de me nettoyer tout ça, monsieur le maire ! me lanca-t-elle de sa voix grinçante et haut perchée

-Mais Emilia, entamai-je en l'imitant, le SEUL MOYEN que j'ai pour me sentir un tantinet TRES BIEN dans mon bureau, c'est AVEC le bordel !

-Taisez-vous et NETTOYEZ CA ! Et ARRÊTEZ de me COPIER TOUT LE TEMPS !

Elle lança cela avec des gestes semblables à celui d'un ver avec lequel un enfant de six ans jouerait. C'était plutôt drôle de voir une petite dame d'un mètre soixante s'énerver comme une furie... et ce le fut moins quand elle entendit mon petit gloussement.

Emilia était une de ses anciennes rescapées qui aurait surement pu être un bien meilleure maire que moi. Mais elle préférait prendre une place plus "modeste". Elle avait également le don de métamorphose et savait prendre des apparences aussi attachantes qu’effrayante... Devinez ce qu'elle a choisi de prendre !

En effet : Emilia venait de prendre la forme d'un être difforme d'un seul coup, par colère. Vous avais-je dis qu'elle était aussi de nature bipolaire ? Au moins, ça a eu le don de me faire assez peur pour me faire tomber derrière le bureau dans un magnifique et loufoque salto arrière improvisé... En faite, je m'était prit le dit bureau en reculant brusquement.

En reprenant sa forme habituelle, celui d'une petite brunette un peu rondouilette aux cheveux taillés à la garçonne, elle s'en alla en claquant la porte, me laissant ainsi à genoux, accoudé au bureau, une pile de feuille tombant derrière moi.

Je regardait donc la salle d'un air désespéré. Comment veut-elle que je range un tel chantier de feuilles volantes et de bric-à-brac ! Même chez moi (qui n'est pas mieux loti, je le conçoit) c'est plus rangé qu'ici ! Mais quand il faut y aller...

---
Une heure est passé environs entre la peur que m'avait inspiré Emilia et cet instant. Je n'avait pas fini de ranger et je n'avait pas vraiment envie de continuer. Pour tout vous dire, je n'avait qu'une envie : sortir de ce four !

J'ai du déboutonner les boutons de mon veston à carreaux et quelques un de ma chemise, ouvrir toutes les fenêtres -dont le courant d'air a fait voler quelques feuilles au passage- et assecher tout le village après constat de la tonne de litre d'eau que je me suis enfilé à la suite.

Evidemment, ce qui du arriver arriva : j'ai faillit m'étouffer avec l'eau quand quelqu'un ouvrit brutalement la porte, me surprenant donc -au cas où vous n'auriez pas comprit. Je toussait un peu et reprenait ma respiration en tentant de prendre un air un peu plus digne... Oui, un air digne et sérieux alors que je suis dans une salle aussi désordonné que les ruelles de Bagdad en plein marché.

- Bonjour ! dis-je avec la voix enroué. Que... Que puis-je pour vous ?

Avec ma voix qui ressemblait plus à celui d'un camionneur, je peux vous dire que ma tentative pour paraître sérieux fut un gros échec cuisant.

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Esther Wood

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MessageSujet: Re: "Travail, travail... Toujours du travail !" [SUJET LIBRE]   Mar 12 Aoû - 2:28

Ses pas traînaient sur le pavé et ses yeux rougies par la fatigue se tenaient grands ouverts, à la découverte d'une civilisation qu'Esther ignorait. Les rues étaient désertes et l'obscurité faussait sa représentation de la ville, c'était au moins la troisième fois qu'elle passait par inadvertance dans cette rue. A cette heure ci, elle aurait du mal à trouver un endroit à l'abris de l'humidité qui lui permettrait de se reposer. Ses jambes la traîna donc lourdement vers ce bâtiment qui semblait inoccupé. Elle arriva devant une porte vitrée qui l'invita à observer son reflet. Son visage fin traduisait une grande fatigue, ses traits étaient devenus livides, et des poches violacées s'étaient formées sous son regard vide. Sa peau, elle, paraissait grasse, sale. Combien cela faisait-il de temps que son corps s'était contenté de l'eau de pluie et de la rivière pour se décrasser ? Après un rapide calcul : environ deux semaines, peut-être plus, peut-être moins. Elle avait déjà perdue une certaine notion du temps. En continuant d'observer un visage qu'elle ne connaissait pas, Esther ne retrouva pas la teinte qu'elle savait à sa chevelure habituellement rousse, après petite vérification entre ses doigts, il fut avéré que les dreadlocks dont sa tête était recouverte étaient salies par la terre, ce qu'elle corrigea d'un rapide débroussaillage.
   
Sans assumer une seconde de plus cette inspection, la rouquine poussa la porte déjà entre-ouverte de la maison. Derrière la vitrine se trouvait une salle lugubre, au nuances grisâtre dû à la poussière et aux toiles d'araignées, cela faisait certainement un long moment que cet endroit était inhabité. On pouvait voir seulement quelques traces d'un squatte temporaire trahit par la présence d'emballage de gâteaux, de bouteilles de bière vides et de mégots de... Non, pas de cigarette selon l'odeur. Aurait-elle un peu de travail ici ? En observant un peu plus longtemps la pièce, on devinait la forme de certains meubles. Le temps de s'habituer à la pénombre et le but premier de l'endroit fut dévoilé -pardonnez l'expression- au grand jour. Quelques tables, quelques chaises, en plus ou moins bon état, et un bar où, derrière, se dissimulait une étagère sur laquelle étaient posés des bouteilles vides ou cassées, des verres, des checkers et autres babioles intéressantes.
   
Doucement, Esther pénétra dans le lieu jusque là encore inconnu et, faisant naître un nuage de poussière, se laissa lourdement tomber sur une banquette grinçante, couleur bordeaux, où quelques craquelures laissaient échapper la mousse jaunâtre du siège. Elle resta ainsi un long moment, la tête en arrière, le temps de s'imprégner de l'atmosphère sans doute, le temps que son corps prenne conscience qu'il pouvait enfin se reposer. Devant elle, une petite table en bois parfaitement carré. Elle en vint donc à sortir un sachet de son sac en coton légèrement chiffonné, très artisanale, disons... Hippie. C'est, selon moi, le meilleur terme que l'on puisse employé. De ce sachet, la dreadeuse sortie un peu d'une plante compacte, d'un vert parfait aux veines rougeâtre, ainsi qu'une feuille rectangulaire légèrement transparente. Semblant un peu déçue de la quantité d'herbe qu'il lui restait lorsqu'elle observa le contenu du sachet, un petit râle sorti de sa poitrine et son visage se déforma en une grimace agacée. Après avoir habilement fait son assemblage qu'elle semblait avoir l'habitude de préparer, elle fouilla rapidement ses poches et en sortie un briquet grâce auquel elle pu allumer sa fabrication.
   
Et oui, en deux temps, trois mouvements, la voilà déjà, les bras croisés sur la table, une capuche noir sur la tête de manière à dissimuler son visage, portant à ses lèvres le premier bédo qu'elle fumerait dans cette ville. Le premier splif de sa nouvelle vie, le premier joint qui l’emmènerait au bout du monde si elle le désirait. Elle prit alors une première bouffée de vie.

***

Il faisait maintenant grand jour en Angleterre et la jeune rouquine avait quitté son domicile nocturne depuis le levé du soleil. Un petit tour à l'hôtel lui avait permit de prendre une bonne douche bien mérité, la libérant totalement de toute forme de crasse, terre et autres salissures dont son corps avait pu être couvert, cependant, la nuit n'avait pas été de tout repos et ses yeux traduisaient toujours autant la fatigue que ressentait la jeune fille. Le regard éteint et le visage déformée par les cernes qui ornaient toujours ses yeux, Esther déambulait dans les rues du village qu'elle avait découvert dans la nuit, affichant des vêtements tout juste sortis de boutique. Avec un pantalon noir s'évasant à hauteur de genoux, pour finir par tomber nonchalamment sur ses chevilles retenant le tissu à l'aide d'un élastique, ainsi qu'un simple débardeur de couleur bordeaux, Esther était la preuve vivante que la sobriété et l'originalité pouvaient faire bon ménage. Les bracelets en bois et élastiques de couleurs qui ornaient ses poignets rajoutaient ce petit côté funky à la demoiselle. Ses dreads, elles, étaient à présent retenues en arrière par un foulard léger, tout en dentelle, d'une couleur beige relativement pâle. Enfin, derrière elle traînait une odeur mentholé qui n'était pas dû, je vous l'assure, à son shampoing.

Elle arriva alors devant un grand bâtiment, devant lequel elle jeta sa cigarette à base de Lamiacées, on pouvait aisément lire sur la devanture " Hotel de ville ". Elle pénétra alors, à ses risques et périls, dans la mairie.

***

Une heure ! Cela faisait à présent une heure qu'elle courrait dans tout les sens. Elle avait certainement fait le tour du propriétaire et connaissait pratiquement l'endroit comme sa poche à présent! L'administration, vous savez ce que c'est. La petite brune bien portante qu'elle avait croisé à l’accueil l'avait redirigé dans un bureau, qui l'avait redirigé dans un autre, pour revenir enfin à l’accueil pour l'envoyer...  Bref. Le fait est qu'Esther était à présent à bout de souffle, enseveli sous une tonne de paperasse qui lui avait été distribué et pensait ne jamais en voir le bout. Mais elle avait un plan, elle comptait bien ressortir d'ici avec ce qu'elle était venu chercher et elle n'en démordrait pas. Les portraits qu'elle avait pû croiser, ainsi que les bruits de couloirs l'avait bien renseignés sur ce à quoi ressembler le maître des lieux qui lui était impossible de voir en personne, selon les employés. Elle entreprit alors un long périple, commençant à frapper à toute les portes, cherchant désespérément un grand jeune homme à la chevelure partageant la même nuance que la sienne, maquillé d'une larme. Il ne devait pas être difficile à repérer. Malheureusement pour elle, les recherches n'étaient pas fructueuses et, petit à petit, la jeune fille accéléra le pas, ne se donnant même plus la peine de frapper aux portes. Et s'il était absent ?

A peine s'était elle rentré cette idée dans la tête qu'elle ouvrit une ultime porte. Elle avait réussie!Monsieur le Maire en personne! Enfin, l'image qu'on pouvait se faire de lui n'était pas si prestigieuse qu'elle aurait dû l'être. On aurait pu trouver un maire, confortablement installé à son bureau, les lunettes sur le bout du nez en train de signer quelconque papiers inintéressant, au lieu de ça, un jeune homme à la chemise déboutonnée se trouvait là, sous une montagne de paperasse à moitié rangées, étouffant, une bouteille d'eau à la main. Remarquez, c'était certainement plus accueillant ainsi! Tentant de reprendre une allure plus respectable, le jeune rouquin se redressa dignement, toussotant dans sa main. C'était pas gagné. Sa voix rauque résonna dans la pièce.


- Bonjour ! ..Que... Que puis-je pour vous ?  

Ouvrant de grands yeux verts, la jeune fille se rendait alors compte de son erreur. Ce n'était pas un comportement approprié qu'elle venait d'afficher ! Elle entrouvrit la bouche, tentant d'articuler quelques mots, mais rien ne sortit, alors, comme à son habitude, elle allait rembobiner le film afin de recréer la scène dont il était convenu dans le scénario. Reprenant ses esprits, elle finit enfin par lâcher d'une traite.

- Excusez moi ! Je recommence à zéro !

Et elle referma aussitôt la porte devant elle. Une grande respiration, un peu de maîtrise de sois, on réajuste légèrement sa coiffure et sa tenue et c'est repartie! Son poing s'abaissa lourdement contre la porte du maire, quatre coups. Son cœur battait contre sa poitrine, certainement dû à sa course dans les couloirs du bâtiment maudit qu'était l'hôtel de ville. Se doutant que la personne derrière la porte avait besoin d'un moment pour se remettre de sa presque mort, Esther attendit patiemment une quelconque autorisation à entrer.
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